CCB - Collège Coopératif en Bretagne : formation continue, recherche-action coopérative
 

CCB Info. N°11 Février / Mars 2002
L'actualité du Collège Coopératif en Bretagne

EDITO

LANCEMENT DE L'UNIVERSITE COOPERATIVE EUROPEENNE

Le groupement des Collèges a organisé, à Aix-en-Provence les 31 janvier, 1 et 2 février 2002, le séminaire de lancement de l’Université Coopérative Européenne –UCE–. Imaginé par le bureau du groupement dès 1997, ce projet trouve aujourd’hui sa concrétisation grâce à l’appui du Fonds Social Européen –FSE– et du secrétariat d’Etat à l’économie solidaire dans le cadre des programmes d’initiative communautaire Léonardo da Vinci. Avec nos partenaires italiens, portugais, belges et allemands (cf : encadré ci-après) nous avons jeté les bases d’un programme de travail national et transnational qui doit nous permettre de construire collectivement « un espace européen de coopération, de recherche et de formation pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire ». A l’origine de ce projet il y a un double enjeu. Il s’agit de répondre aux besoins de nouvelles qualifications des professionnels de l’économie sociale et solidaire et aussi de promouvoir, au niveau européen le rapprochement des professionnels, des formateurs et des chercheurs afin de capitaliser des connaissances, de promouvoir de bonnes pratiques, de produire des outils communs notamment dans le domaine de l’analyse des emplois et de la formation ouverte et à distance –FOAD–. Nous aurons l’occasion de rendre compte régulièrement de l’état d’avancement de ce programme qui nous implique pour les trois
prochaines années. Il sera possible de suivre l’évolution de ces travaux sur le site de l’UCE : www.universite-cooperative.org

Contacts : Alain Penven au 02.99.14.14.41 ou alain.penven@univ-rennes2.fr
ou Paul Ondongo au 02.99.14.14.38 ou paul.ondongo@univ-rennes2.fr

A lire également, l’article "Echos des Recherches".

Les différents partenaires du projet UCE :

Allemagne : Technologie - Netzwerk Berlin e. V./Berlin

Belgique : Université de Liège - Centre d'Economie Sociale/Liège
Solidarités des Alternatives Wallonnes (SAW)/Monceau sur Sambre
Confédération Européenne des Coopératives de Production (CECOP)/Bruxelles

Espagne : Federació Valenciana d'Empreses Cooperatives de Treball Associat (FEVECTA)/Valence

France : Groupement des Collèges Coopératifs/Aix-en-Provence, Lyon, Paris, Rennes
SCOP Entreprises/Paris
Centre d'Etudes et de Recherche sur l'Emploi et les Qualifications (CEREQ)/Marseille
Faculté des Sciences Economiques de l'Université de la Méditerranée/Aix-en-Provence
Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)/Paris

Italie : Ente ACLI Istruzione Professionale (ENAIP Piemonte)/Turin
Associasioni Cristane Lavoratori Italiani del Piemonte (ACLI)/Turin
Istituto Studi Sviluppo Aziende Non Profit (ISSAN)/Trente
Université de Gênes-dipartamento di Scienze Antropologiche/Gênes

Portugal : Université de Coimbra-Centre d'Etudes Coopératives/Coimbra
Instituto Antonio Sergio do Sector Cooperativo (INSCOOP)/Portugal

Avec le soutien du Secrétariat d'Etat à l'Economie Solidaire (France) et de la Région Piemonte (Italie).


NOUVEAUX MEMOIRES

DUPITH

Blandine BERTHO
Aider ou accompagner ? Les enjeux d'un choix d'intervention.
Tuteur : Elisabeth DONNET-DESCARTES, Psychologue.

Sylvie BODERE
Une méthode d'écoute à l'épreuve d'un programme. L'approche centrée sur la personne et les plan national d'action pour l'emploi.
Tuteur : Elisabeth DONNET-DESCARTES, Psychologue.

Abdelhamid BOUSENANE
Compétences sociales et intégration du malade mental dans la cité ou comment réduire les écarts entre les attitudes de la personne handicapée et les exigences sociales.
Tuteur : François-Marie FERRE, Professeur-ESC

Dominique DANIEL
Formation professionnelle de droits communs pour la personne sourde. De la langue des signes au français écrit.
Tuteur : Elisabeth DONNET-DESCARTES, Psychologue

Florence DEKEISTER
Le centre de postcure psychia- trique : lieu d’expérimentation du lien social. Ou comment passer du sanitaire au social ?
Tuteur : François-Marie FERRE, Professeur-ESC

Martine DURAND
"Des batons dans les roues". De l’autonomie à l’insertion, un parcours semé d’embûches pour de jeunes handicapés moteurs en institution.
Tuteur : Danielle DUJARDIN, Responsable de formation-CCB

Véronique FOUQUET
L’orientation COTOREP, une alternative lourde de sens. L’orien-tation COTOREP : révélateur du paradoxe des politiques sociales.
Tuteur : Danielle DUJARDIN, Responsable de formation-CCB

Guy LANDEMAINE
Quelle place pour les plus de vingt ans maintenus en IM.PRO ?
Tuteur : François-Marie FERRE, Professeur-ESC.
En savoir plus sur le DUPITH
Consulter le catalogue des mémoires disponibles au CCB.

DHEPS

Catherine MARC
L’espace et la participation. De la création d’un journal de quartier dans une ZUP vers l’étude de la place socialisante.
Coopérateur de recherche : Jacques LE GOFF, Juriste-UBO
En savoir plus sur le DHEPS
Consulter le catalogue des mémoires disponibles au CCB.

CADR-ARAC

Irène DESARD
Vers des pratiques assurées de reconnaissance des acquis de l’expérience.
Tuteur : Paul ONDONGO, Responsable de formation-CCB

ECHOS DES RECHERCHES

UCE

Le séminaire inaugural du projet pilote UCE (Université Coopérative Européenne) tenu à Aix-en-Provence du 31 janvier au 2 mars 2002, s’est employé à expliciter les deux notions –piliers– du projet : Entrepreneur social et Méthode ETED.

Concernant la notion d’entrepreneur social, trois questions fondamentales sont à élucider dans le cadre de la recherche engagée :
Qui est l'entrepreneur social ? Dans l'optique des entreprises de l'économie sociale et solidaire, il est fondé de savoir si l'entrepreneur est : un individu (on parle alors d'entrepreneur individuel) ou un groupe, une équipe (il s'agit alors d'entrepreneur collectif). Dans ce second cas, de quoi recouvre ce vocable de collectif (s'agit-il du Collectif des administrateurs, du bureau, du couple Président / Directeur, du C.A. et du Directeur, de l'équipe des profes-sionnels, gestionnaires et gérants de la structure ?)
Qu'est ce qui motive l'entrepreneur social ? En effet, si la finalité de l'entreprise sociale est de servir des priorités autres que celles du profit ou du lucre, quels principes de légitimités, quelles valeurs le guident, quelles rationalités l'habitent et le mobilisent ?
Quelles sont ses fonctions ? A la différence de l'entrepreneur classique, l'entrepreneur social exerce-t-il des fonctions spécifiques ? Mobilise-t-il des compétences propres ? Si oui, lesquelles ?

La Méthode ETED (Emploi Type Etudié dans sa Dynamique) :
Mise au point par l'équipe du CERECQ depuis près de 10 ans, la méthode ETED est choisie dans le cadre de ce projet pour définir, sur le terrain, les figures ou profils professionnels et affiner les traits principaux propres à l'entrepreneur social européen. La méthode ETED est une démarche d'analyse prospective des emplois centrée sur l'observation, l'étude et la description des emplois tels qu'ils s'exercent dans leur environnement et telles que les configu-rations productives les structurent. Elle permet l'analyse des pratiques réelles de travail.
En somme, la recherche engagée, devrait ainsi dresser une sorte de portrait ou profil professionnel type de l'entrepreneur social. Aussi, les parcours de formation à préconiser devraient-ils contribuer à construire des postures professionnelles propres à ce secteur émergeant.

Contact : Paul Ondongo au 02.99.14.14.38 ou paul.ondongo@univ-rennes2.fr


Quelle est l'utilité sociale de l'économie sociale et solidaire ?

Dans le cadre de la recherche-action « L’économie sociale en région » initiée par le secrétariat d’Etat à l’économie solidaire, le CCB en partenariat avec le LESSOR (laboratoire d’économie et de sciences sociales) engage un travail de réflexion sur la caractérisation et l'appréciation de l'utilité sociale de l'économie sociale et solidaire. Nous vous livrons ici quelques réflexions préliminaires qui ont guidé l’élaboration de ce programme de recherche.

L’identification et la définition de l’économie sociale et solidaire bute sur des enjeux de positionnement, d’appropriation et de distinction, dans le champ politique (entendu au sens large) comme dans celui de la recherche. La controverse, qui est une spécificité du champ scientifique comme d’ailleurs celui du politique et de l’engagement citoyen, met en évidence un intérêt accru pour le développement de ces pratiques associatives mutualistes ou coopératives. L’entrée par les familles statutaires a le mérite de la clarté et de la simplicité mais n’épuise pas la complexité et la diversité des formes collectives mobilisées.

Déjà en 1983 dans son traité d’économie sociale Henri Desroche* , fondateur des Collèges Coopératifs, proposait une définition extensive associant des éléments du secteur public, du secteur privé, du secteur syndical et communautaire aux familles historiques (coopératives, mutuelles, associations et fondations). Plus récemment, Jacques Prades a représenté la nébuleuse de l’économie sociale et solidaire dans une maison commune polarisée par l’Etat, le marché et un mouvement alternatif. Cette représentation graphique* a le mérite de positionner les organismes, réseaux, entreprises de l’économie sociale dans un champ de forces et qui situe les composantes de l’économie sociale et solidaire dans un rapport privilégié avec l’un des pôles. La notion d’hybridation ou de combinaison de ressources proposée par Jean-Louis Laville* apporte une grille de lecture complémentaire et éclairante. Cette combinaison de ressources –monétaire marchande, monétaire non-marchande, non-monétaire– illustre la complexité des constructions et des conciliations entre logiques parfois contradictoires. D’autres approches permettent également de dessiner les contours de l’économie sociale et solidaire, notamment la lecture des spécificités méritoires déclinées à travers chartes, statuts, déclarations ou encore l’approche socio-historique qui permet d’analyser les émergences en les situant dans un contexte historique particulier.

Pour notre part, nous acceptons une définition large de l’économie sociale et solidaire, 3° système, prenant place dans une économie plurielle et reliée de manière organique aux enjeux du développement territorial. L’appréhension des dynamiques collectives à l’œuvre dans ce 3° système par l’approche empirique, puis l’effort de construction d’outils s’affirme comme une méthode qualitative et participative qui s’inscrit en premier lieu dans une conception de la recherche-action donnant une large place au terrain et aux acteurs.

Notre projet de recherche-action se structure autour de 3 axes :

identifier les modèles de développement à l’œuvre à travers une étude monographique d’entreprises associatives et de leurs fédérations, unions ou réseaux,
réfléchir à la notion d’utilité sociale,
appréhender le fonctionnement démocratique de ces organisations.

Nous formulons l’hypothèse que le système de l’économie sociale, de l’économie solidaire et du développement local est traversé par des logiques d’actions hétérogènes qui produisent des configurations diversifiées du modèle général de l’économie sociale et solidaire en construction. Ces spécificités seront appréhendées, en tenant compte des contextes propres de ces entreprises, aux métiers, aux types des relations au marché ou à l’économie administrée, ou encore à l’implantation territoriale. Bien entendu, il ne s’agit pas ici de réduire la question du développement à la dimension économique ou managériale. Il s’agit de considérer le développement dans ses dimensions humaines et sociétales et de chercher à identifier les effets de solidarités pour l’organisation et son territoire d’appartenance.

Notes
* Henri DESROCHE, Pour un traité d'économie sociale, Paris : Coopérative d'information et d'édition mutualiste, 1983, p.205.

* Jacques PRADES, Quel est l'avenir de l'économie sociale et solidaire ?, RECMA, 281/2001, p.20-29.

* Jean-Louis LAVILLE, CRIDA, nombreux ouvrages et articles sur l'économie solidaire.

Contacts : Alain Penven au 02.99.14.14.41 ou alain.penven@univ-rennes2.fr
ou Paul Ondongo au 02.99.14.14.38 ou paul.ondongo@univ-rennes2.fr

EN BREF

Rencontre

Le 8 mars dernier, les étudiants de la seconde promotion d’animateurs d’ateliers d’écriture ont accueilli les anciens étudiants de la première promotion.
Ces derniers sont venus retracer, sous forme de témoignages, leur parcours depuis l’obtention du certificat.

A NOTER

Petits-déjeuners DHEPE

Rencontres organisées par le CCB et l’AFPE sur le thème « Les formations DHEPE et CAES face aux perspectives d’évolution de l’encadrement ».
28 mars 2002 à Rennes
30 mai 2002 de 8h30 à 10h30 à Brest
13 juin 2002 de 8h30 à 10h30 à Vannes
Contacts : Carine MAHIEU (CCB) au 02.99.14.14.36 ou carine.mahieu@univ-rennes2.fr
ou AFPE au 02.99.05.06.13

Forum de Printemps

24 Avril 2002 – Rennes (Chambre des métiers)
Conférences et ateliers sur le thème : « Education populaire et transformation sociale ».
Contact : Suzanne Kolb au 02.99.14.14.41 ou suzanne.kolb@univ-rennes2.fr

En projet pour Septembre 2002


Une nouvelle promotion du DHEPS FIF (Formateur et Ingénierie de la formation).
Contact : Suzanne Kolb au 02.99.14.14.41 ou suzanne.kolb@univ-rennes2.fr

Une nouvelle promotion DUPITH
Contact : Danielle Dujardin au 02.99.14.14.39 ou danielle.dujardin@univ-rennes2.fr

En projet pour Octobre 2002

La prochaine promotion du DESS.ES.DS (Economie Sociale et Développement Solidaire)
Contact : Alain Penven au 02.99.14.14.41 ou alain.penven@univ-rennes2.fr

Une nouvelle promotion DHEPE Cadres de l’Action Educative et Sociale
Contact : Paul Ondongo au 02.99.14.14.38 ou paul.ondongo@univ-rennes2.fr

En projet pour Janvier 2003

La troisième promotion DUGS
Contact : Christine Orand au 02.99.14.14.43 ou christine.orand@univ-rennes2.fr
La troisième promotion du Certificat d'animateur d'ateliers d'écriture
Contact : Christine Orand au 02.99.14.14.43 ou christine.orand@univ-rennes2.fr

 

 

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